"Avenir Climat" Les témoins du climat en Europe et en Asie

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Média

J'agis pour rendre concret le développement durable dans le cadre de mes activités professionnels ou associatives. Je lis la presse (un peu), écoute la radio (beaucoup), surf sur le web (énormément). Cette catégorie rassemble à la fois les média qui parlent de mes projets et du changement climatique. Bonne lecture.

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07/02/08

Réponses du système climatique au réchauffement planétaire

Information de Pierre Delestre reçu sur lal iste du Réseau Action Climat - France.

Une équipe de chercheurs anglo-allemande 1, vient d’évaluer la réponse de composantes clefs du système climatique terrestre, à une augmentation durable des températures planétaires.

Plusieurs de ces sous-systèmes, pourraient franchir leur « point de basculement » 2 durant le 21ème siècle, et commencer à transiter d’une manière plus ou moins « abrupte » vers leur nouvel état d’équilibre.

Les évènements considérés présentent des sensibilités différentes à la hausse des températures et des probabilités d’occurrence variables.

a) Evènements à forte sensibilité et forte probabilité d’occurrence

  • disparition de la banquise arctique
  • désintégration de la calotte glaciaire du Groenland

b) Evènements de sensibilité et de probabilité d’occurrence moyennes

  • désintégration de la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest
  • renforcement du phénomène El Niño/Oscillation Australe (ENSO)
  • affaiblissement de la mousson indienne en été
  • affaiblissement de la mousson d’Afrique de l’Ouest et modification du régime des pluies au Sahara/Sahel
  • dépérissement de la forêt amazonienne
  • dépérissement de la forêt boréale

c) Evènement de faible sensibilité et de probabilité d’occurrence moyenne

  • affaiblissement de la circulation thermohaline dans l’Atlantique Nord


Nombre d’évènements redoutés, auraient des conséquences potentiellement catastrophiques sur les systèmes humains et les écosystèmes, et exigeraient une stratégie d’adaptation spécifique.

A défaut d’une décroissance durable et massive des émissions de gaz à effet de serre, la « surchauffe » planétaire, contribuerait aussi à un refroidissement prolongé du climat économique mondial.

1Tipping elements in the Earth's climate system. Potsdam-Institut für Klimafolgenforschung. 04.02.2008
2 « Point de basculement » : en anglais « tipping-point »

01/02/08

Réchauffement planétaire: la famine menacerait l'Afrique et l'Asie du Sud

WASHINGTON (AFP) - 31/01/2008 20h32
Le réchauffement climatique pourrait menacer de famine d'ici 2030 des dizaines de millions de pauvres vivant dans certaines régions d'Afrique et d'Asie en entraînant une forte réduction de la production de leurs principales cultures, mettent en garde jeudi des experts américains.

Une grande majorité du milliard de personnes pauvres de la planète dépend entièrement de l'agriculture pour sa subsistance, explique David Lobell, du programme de recherche sur la sécurité alimentaire et l'environnement de l'Université Stanford en Californie (ouest).

"Comprendre où ces changements du climat présentent la plus grande menace pour les cultures, et à quelle échéance, est essentiel pour adapter nos efforts afin de mieux combattre la famine et la pauvreté au cours des deux prochaines décennies", poursuit cet expert dont l'étude paraît dans la revue Science datée du 1er février.

"L'agriculture est l'une des activités humaines qui malheureusement est la plus vulnérable aux changements climatiques", ajoute dans un communiqué l'auteur principal de cette étude.

Les températures et précipitations sont les facteurs clés affectant le rendement des récoltes.

Pour déterminer l'impact du réchauffement sur l'agriculture dans douze régions où vit la plus grande partie de la population souffrant le plus de malnutrition, les auteurs ont analysé vingt modèles informatiques de changement climatique.

Ils ont conclu que la température moyenne pourrait augmenter d'un degré d'ici 2030 dans la plupart des zones géographiques étudiée, tandis que les précipitations saisonnières dans certains endroits, dont l'Asie du Sud, l'Afrique septentrionale, l'Amérique centrale et le Brésil, pourraient nettement diminuer.

Leur analyse révèle plus particulièrement deux points où les impacts du changement climatique sur l'agriculture risquent d'être les plus sévères: il s'agit du sud du continent africain et de l'Asie.

Le sud de l'Afrique pourrait ainsi perdre plus de 30% de sa production de maïs, sa principale récolte, au cours des vingt prochaines années, tandis que l'Indonésie et l'Asie du Sud verraient leurs principales cultures (millet, maïs et riz) diminuer d'au moins 10%.

"Nous avons été surpris de l'ampleur et de la rapidité de l'impact du changement climatique sur l'agriculture de ces régions", note Marshall Burke, chercheur de l'Université Stanford et co-auteur de ces travaux.

"Pour les petits agriculteurs très pauvres, de telles pertes pourraient aisément les condamner à la famine", souligne-t-il.

En analysant systématiquement à travers toutes ces régions du monde un éventail étendu des récoltes et de leur importance, "nous espérons aider à établir des priorités dans les investissements nécessaires pour répondre à cette menace", ajoute ce chercheur.

Bien que des adaptions relativement peu coûteuses comme semer plus tôt ou plus tard dans la saison, ou remplacer les variétés de cultures, puissent limiter les effets néfastes du changement climatique, des mesures plus coûteuses sont toutefois nécessaires pour affronter ces problèmes, insistent les auteurs de cette recherche.

Ils citent la mise au point de nouvelles variétés de cultures et le développement de l'irrigation, des projets qui requièrent d'importants investissements par les gouvernements et des organisations internationales de développement.

Cette étude est publiée à un moment opportun puisque la communauté internationale des donateurs recommence à investir dans la productivité agricole des pays en développement, relève Rosamond Naylor de l'Université Stanford et une des coauteurs de l'étude.

Cette recherche relève aussi qu'un petit nombre de régions en développement comme les zones de cultures du blé en Chine, pourraient bénéficier à court terme du changement climatique.

24/01/08

Le kWh électrique français, radioactif ET climaticide !

Communiqué de presse - 24 janvier 2008
http://www.agirpourlenvironnement.org

Agir pour l'Environnement diffuse ce jour, une note interne éditée par RTE et l'Ademe indiquant que le contenu carbone du kWh électrique dédié au chauffage est en France de 600 grammes de CO2 par kWh, bien loin des assertions d'EDF qui n'hésite pas à affirmer que ce kWh ne pèserait "que" 180g/CO2 par kWh...

Ce poids carbone, très important, du kWh dédié au chauffage s'explique par une capacité de production électrique française tournée exclusivement vers le nucléaire, inapte à répondre aux besoins de pics. Or, l'omniprésence du chauffage électrique en France crée des pointes de consommation que le nucléaire ne peut couvrir, d'où le besoin de recourir aux vieilles centrales fioul et charbon en période de très forte demande. En reconnaissant officieusement un bilan carbone très en deça des affirmations trompeuses d'EDF, la France prend conscience que l'unilatéralisme énergétique ayant favorisé le tout nucléaire a pour conséquence la production de déchets radioactifs ET l'émission de gaz à effet de serre.

La France doit enfin accepter le multilatéralisme dans la gestion de sa politique énergétique en stoppant la construction de l'EPR, coûteux et inadpaté à la demande électrique française et imposer un moratoire sur le recours au chauffage électrique, d'une piètre efficacité énergétique et d'un bilan carbone très en deça des objectifs assignés par l'Union européenne.

17/01/08

Bilan climatique mondial 2007.

Le bilan climatique mondial est disponible sur le site de la météo USA.

bilan climat monde 2007

06/01/08

Kokopelli : vive la semence libre !

Je reprends ici un billet de Dilettante, du réseau de blogueurs Freemen.

Depuis une vingtaine d'années, l'association Kokopelli cultive, maintient et dissémine environ 2000 espèces de fleurs, plantes et légumes anciens, oeuvrant ainsi pour le maintien de la biodiversité. 1200 espèces sont proposées à son catalogue. Ses adhérents (vous peut-être ?) peuvent parrainer une semence qu'ils se chargeront de cultiver, participant ainsi à la dissémination de la semence libre face aux multinationales agro-alimentaires. Pour Kokopelli en effet, la semence n'a à être qualifiée, la semence est !!!

logo kopelli

Ce n'est donc pas par hasard si l'association a été la cible des marchands de graines, notamment la société de Graines Baumaux (dont le bénéfice est de 850.000 euros !!!) pour concurrence déloyale et vente de semences "non inscrites". Attendons le jugement qui sera rendu le 14 janvier 2008.

Entre temps, suite à un appel du parquet, du GNIS* et FNPSP*, contre la relaxe du chef d'accusation de "vente de semences non inscrites", Kokopelli a été condamné sur la base d'une loi Pétainiste, et 17000 euros ont commencé à être prélevés sur le compte bancaire du président de l'association, et ce malgré un pourvoi en cassation.

Ironiquement, ce sont les supermarchés qui oeuvrent à la défense de Kokopelli, en proposant en toute illégalité à la vente, des variétés inscrites comme “variétés pour la production de plants à l’usage amateur”. Ainsi, toute variété de tomate rose, verte, blanche, noire, jaune, orange, zébrée est par définition une intruse dans les supermarchés, légalement parlant. Les membres de l'association ont récolté des preuves de ces pratiques lors de la campagne "Robin des semences".

Vous l'avez compris : Kokopelli, c'est nous.

Nous pouvons faire connaîre l'association, y adhérer, parrainer une graine, signer la pétition "Libérons les semences", participer à la campagne "Semons sans OGM" en cultivant chez nous des plans de maïs et en les envoyant ensuite au ministère de l'agriculture pour demander une analyse de non-contamination génétique. En effet ce sont 30000 ha de maïs transgéniques qui sont cultivés en France en 2007 (multiplication par 30 en 2 ans).

  • GNIS : Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants
  • FNPSP : Fédération Nationale des Industriels de la Semence

30/12/07

Jouzel. Breton de l’année

Article paru dans le télégramme de Brest.

Climatologue, Jean Jouzel, originaire d'Ille-et-Vilaine, lutte contre le réchauffement de la planète. A l'automne dernier, il a reçu avec l'Américain Al Gore le prix Nobel de la Paix, en tant que coprésident du comité scientifique du GIEC. Les journalistes du Télégramme ont choisi de lui décerner le titre de Breton de l'année 2007.

jean jouzel
Jean Jouzel à Paris le 19/12/07 à Paris. Photo perso.

Après Etienne Le Guilcher en 2006, la rédaction du Télégramme a choisi, pour la seizième élection du Breton de l’année, Jean Jouzel. L’homme avait 7 ans lorsqu’a été inauguré le centre scientifique du Commissariat à l’énergie atomique de Saclay (Essonne). L’établissement a nourri ses rêves d’enfant. Il y aura consacré une carrière scientifique dédiée au climat, et couronnée aujourd’hui par le prix Nobel de la Paix, attribué conjointement à Al Gore et au GIEC dont il copréside le comité scientifique.

Un engagement que 96 journalistes du Télégramme ont voulu ainsi distinguer tout comme le talent artistique de Renan Luce et Yelle, respectivement classés deuxième et troisième. Anna Sam, titulaire d’un DEA et qui raconte sur son blog son quotidien de caissière, ainsi que l’écrivain malouin Olivier Adam complètent ce palmarès.

Voici 60 ans, un petit Jean naissait à la ferme de l’Aubinière, à Janzé (35). Trente hectares, des laitières, quelques porcs, un peu de blé, « une ferme bretonne normale qui, comme beaucoup d’autres, n’avait pas l’électricité ». À l’école, il se révèle excellent élève. « La plus grande fierté de mes parents, c’est le petit certificat auquel j’ai été reçu 1 er du canton ».

Un talent de fort-en-math, le bac à 16 ans, math-sup, math-spé, puis l’Ecole supérieure de chimie industrielle à Lyon. Pourquoi la chimie ? « Le hasard des concours. Je ne voulais qu’une chose, faire de la recherche. Le domaine m’importait peu ». Lyon est loin, Janzé lui manque. « Pour me rapprocher, je suis allé à Paris préparer une thèse, une très jolie thèse sur la formation de la grêle ».

Du grêlon à la planète



« L’idée de ma recherche est relativement simple », explique-t-il. « Un grêlon est composé d’hydrogène et d’oxygène. Mais il y a des molécules d’eau où l’hydrogène lourd remplace l’hydrogène simple. Selon la proportion de cet isotope de l’hydrogène, la vapeur d’eau se condense à des températures différentes. Plus il y a d’hydrogène lourd, plus la glace se forme facilement. En découpant les couches du grêlon, on peut connaître la température qu’il faisait, l’altitude à laquelle il s’est formé et raconter son histoire ».

Cette idée de base le conduit, à 21 ans, au laboratoire de spectrométrie de masse de Saclay. Des grêlons de chez nous à la glace polaire, il n’y a qu’un pas que Jean Jouzel franchit sur les conseils de son aîné Claude Lorius : il devient glaciologue. C’est un changement d’échelle. Il ne s’agit plus de raconter la naissance d’une petite boule d’eau gelée mais d’aller explorer l’histoire de la planète et de ses climats.

Des glaces du passé au climat du futur



« En 1978, j’ai eu la chance de participer au premier forage français en Antarctique », raconte-t-il. « Nous sommes remontés à 40.000 ans. On voyait très bien, dans la composition de la glace, la dernière période glaciaire d’il y a 20.000 ans ». Neuf ans plus tard, après un forage à 3.600 mètres - et 400.000 ans - avec des chercheurs soviétiques, il s’attaque à l’analyse des bulles d’air contenues dans la glace.

« Avec une équipe de recherche de Grenoble, nous avons établi que les quantités de gaz carbonique et de méthane variaient avec le climat : moins il y avait de gaz, plus il faisait froid et inversement. Et ça peut aller très vite : il y a 12.000 ans, la température s’est élevée de 10° en quelques décennies ». La démonstration de cette relation entre gaz à effet de serre et réchauffement climatique a conduit à une première prise de conscience dès 1987. « Elle m’a conduit à m’intéresser au climat du futur. Quelles seront les conséquences des activités humaines sur l’évolution du climat ? La question était désormais posée ».

L’année suivante, en 1988, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) était créé. Ses travaux n’intéressaient guère que la communauté scientifique. « L’opinion n’était pas sensibilisée, les politiques non plus. Un seul, Al Gore, a suivi très tôt les activités du Giec. Cinq ans plus tôt, quand je travaillais dans les laboratoires de la Nasa, il s’intéressait déjà à nos travaux et venait discuter avec nous. Il a beaucoup contribué, et depuis longtemps, à faire connaître les enjeux du réchauffement. Il a un charisme formidable, et un grand talent de communicant ».

« Je ne suis pas un catastrophiste »



Jean Jouzel, aussi, sait communiquer. « Depuis que le problème du réchauffement est médiatiquement porteur, je suis très demandé pour des conférences, des interviews et interventions télé », s’amuse-t-il. Pour affronter le grand public, le scientifique de haut niveau s’est effacé derrière le conteur. Il a su développer un discours clair et simple sur les risques de déséquilibre qui menacent la planète, sans pour autant utiliser les leviers mobilisateurs des imprécateurs de fin du monde.

« Je ne suis pas un catastrophiste, » insiste-t-il. « Je suis de ceux qui considèrent qu’il y a un réel problème devant nous, sérieusement posé sur des bases scientifiques extrêmement solides. Évidemment, si on ne fait rien, nous connaîtrons d’ici 2050, un bouleversement aux conséquences terribles. Déjà, des pays sont vulnérables. La biodiversité, la pollution, la ressource en eau : l’évolution climatique exacerbera tous les autres problèmes. Mais nous avons des solutions, un monde sans pétrole, les avancées des énergies propres. Ce qui me rend confiant, c’est la mobilisation publique, la prise de conscience des politiques du monde entier. Et puis, le nécessaire renforcement des coopérations Nord-Sud peut être un facteur de développement harmonieux pour nos civilisations... »

Un Nobel utile



Comment a-t-il réagi à l’annonce du Nobel ? « D’abord, c’était une grande joie d’apprendre que nous étions nominés, parmi 178 autres. Lorsque la nouvelle du prix est tombée, j’ai compris que le Nobel revenait à Al Gore seul. J’étais content, bien sûr, mais j’avais quand même un peu d’amertume. Quelques minutes plus tard, j’apprenais par l’AFP que le Giec partageait le Nobel. C’était un soulagement et ça m’a fait très plaisir, je ne le cache pas. Et surtout, j’y ai vu un prix utile, qui va accélérer la prise de conscience de la nécessité de lutter contre le réchauffement

Cette lutte, c’est l’affaire de tous, des scientifiques, des dirigeants et des citoyens ».
(Voir le site du prix nobel de la paix).

Alain Le Bloas

22/12/07

Le réchauffement climatique pourrait provoquer une « guerre civile mondiale », selon l’ONU

Le rapport en anglais est disponible ici.

NUSA DUA (AFP) – 10/12/2007 14h01

L’étude du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a été diffusée – ce n’est pas un hasard – le jour de la remise à Oslo du prix Nobel de la paix à l’ex-président américain Al Gore et aux experts du Giec, pour leurs efforts de sensibilisation aux dérèglements du climat.

La surchauffe causée par la saturation en gaz à effet de serre risque de déstabiliser dans quelques années des régions entières, expliquent les auteurs du rapport, des scientifiques suisses et allemands pour lesquels « agir pour le climat est agir pour la paix ».

guerre climat
Source : notre-plante.info

Parmi les « points chauds » identifiés figurent le delta du Nil, le Sahel, la Chine, l’Inde, les nations autour du Golfe du Bengale, l’Asie centrale, les Caraïbes, le golfe du Mexique et l’Amazonie.

« Si le réchauffement climatique n’est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd’hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d’autres pays », a affirmé Hans Schellnhuber, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du climat de Potsdam.

Il a par exemple expliqué qu’une hausse générale de la température de 5 degrés serait accentuée sur le plateau montagneux tibétain (de +10 à +12 degrés), asséchant durant l’été les fleuves alimentant d’immenses bassins de population, en Chine ou en Inde.

De même, la fonte des glaciers dans les Andes (Amérique latine) aurait des conséquences selon lui effroyables, coupant l’approvisionnement d’une mégalopole comme Lima (Pérou).

Autre danger, une hausse de 7 mètres du niveau des océans se traduirait par le déplacement de 500 millions de « réfugiés climatiques ».

Le rapport « trace un scénario crédible pour l’avenir », a prévenu M. Schellnhuber en marge de la conférence sur les changements climatiques organisée à Bali.

Le réchauffement est désormais une réalité prise en compte de façon sérieuse par les experts militaires, a souligné Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.

« Les généraux américains, l’état-major de l’Otan et d’autres institutions militaires du monde entier ne considèrent plus le changement climatique comme il était auparavant dépeint, une fiction sortie de l’imagination des écologistes », a-t-il assuré.

Les spécialistes en géopolitique n’écartent pas des « guerres de l’eau » ou des affrontements dépassant les traditionnelles frontières des Etats, dont ils voient des premières illustrations avec les conflits en Somalie ou au Darfour.

Avec une hausse de 5 degrés, « nous pourrions avoir quelque chose qui ressemblerait à une guerre civile à l’échelle mondiale », a dit M. Schellnhuber.

« Du Sénégal à la Corne de l’Afrique, les prédictions sont très sombres », a-t-il ajouté, estimant que des tensions latentes entre des populations menaçaient d’être exacerbées par le réchauffement.

Le rapport auquel il a participé, intitulé « Le changement climatique, risque pour la sécurité » avait d’abord été baptisé « Vers un climat de violence? ».

Bilan de la conférence de l'ONU à Bali sur le changement climatique

Ce bilan résumé provient de la Mission Interministériel de l'effet de serre. Pour retrouver des infos sur la 13 ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et troisième Réunion des Parties au Protocole de Kyoto, vous pouvez aller voir la page de l'UNFCCC, en anglais.

logo MIES

Les 187 pays présents depuis 2 semaines à Bali pour la treizième conférence des Parties à la Convention Climat et la troisième Conférence des parties au Protocole de Kyoto se sont mis d'accord samedi 15 décembre sur le lancement officiel des négociations pour la relève du défi climatique post 2012. Des décisions stratégiques et des questions techniques complémentaires ont également fait l'objet de nombreuses décisions.

logo cop13

La décision finale de Bali ( 1/CP13) , suite du Dialogue au titre de la Convention et qui constitue la feuille de route , comprend un agenda clair sur les thèmes principaux qui devront être négociés d'ici à 2009 . Ils comprennent : les solutions d'adaptation aux impacts du changement climatique ; les actions pour réduire les émissions de gaz a effet de serre ; les transferts technologiques et les mécanismes financiers . Une référence aux différents scénarios de réduction du quatrième rapport du Giec sur l'atténuation est faite en préambule ( pages 39 et 90 du Rapport technique et page 776 du Chapitre 13). Dans la partie opérationnelle de la décision, le paragraphe 1 prévoit pour le volet « atténuation » des actions nationales d'atténuation mesurables et reportables pour les pays en développement, distinctes des engagements de réduction quantifiés des pays développés. Ces négociations qui devront aboutir sur un accord en 2009 assurent que ce nouveau cadre de travail devra être mis en oeuvre dés 2013, faisant ainsi suite immédiatement à la première période d'engagement du Protocole de Kyoto. Quatre réunions sont déjà à ce titre programmées pour l'année 2008 et inscrites dans la décision.

Des décisions stratégiques ont également abouti notamment sur les transferts de technologie, les réductions d'émissions issues de la déforestation évitée et le lancement du fonds d'adaptation. Elles représentent des solutions essentielles et diverses pour favoriser le respect de l' objectif ultime de la Convention .

Réduction des émissions dues à la déforestation

La décision met en avant des messages forts : nécessité d'agir rapidement via des actions pilotes, de renforcer les capacités des pays en développement, de faire financer ces actions par les pays développés, de continuer les travaux jusqu'à la COP14 pour préciser les modalités indicatives des actions de lutte contre la déforestation. La dégradation des forets, qui touche notamment les forets d exploitation non soumises a un plan d aménagement dans le Bassin du Congo, a été intégré a part entière dans ce texte, sous la pression des pays du Bassin du Congo et l action volontaire de la France, qui a réussi a modifier la position européenne, initialement frileuse sur le sujet. Les questions de rémunération du maintien, voire de l'accroissement des stocks de carbone, demandes par de nombreux pays en développement / dont l'inde et la Chine, seront traitées d'ici 2009. A noter également l'annonce du lancement, le 12/12, du Forest carbon partnership facility de la Banque mondiale (fonds de lutte contre la déforestation, dans lequel la France contribuera pour 5 millions de dollars) et celle de la Norvège sur son financement de près de 380 millions d'euros pendant 5 ans, soit près de 1 900 millions d euros.

Développement et transferts de technologie

Les négociations ont permis de parvenir à un accord, accord présentant trois avancées majeures : la reconstitution d'un groupe d'experts international sur les technologies avec un mandat élargi et un avant-projet de programme de travail relativement ambitieux (EGTT ) ; la mise en place d'indicateurs de performance relatifs à la mise en œuvre effective des transferts ; un accord financier sur la base d'un programme stratégique interne au FEM .

Fonds pour l'adaptation

Un accord a enfin été trouvé sur la gestion de ce fonds alimenté par un prélèvement à hauteur de 2% sur les projets de mécanismes pour un développement propre qui sera donc confiée au Fem pour 3 ans renouvelables . Les présidents et vice président du Bureau de ce fonds devront être issus à la fois d'un pays de l'Annexe I et d'un pays non Annexe I. Le système de vote sera celui d'1 pays pour 1 voix et sur les décisions devront être prises a la majorité des 2/3, avec un quorum à la simple majorité.

Mécanismes de flexibilité

Un accord a été trouvé sur le relèvement à 16 kt du seuil pour la définition des petits projets Puits et sur les projets de biomasse non renouvelable. La demande de la Chine d'inclure la destruction de HFC 23 dans les installations nouvelles de HCFC 22 est reportée au prochain SBSTA La discussion sur la séquestration géologique du carbone a établi un programme de travail pour une décision en 2008 La décision sur le fonctionnement du comite exécutif de la MOC n'a pose aucun problème.

Questions méthodologiques

Au sujet des Communications nationales des pays de l' Annexe I, un accord a été trouvé sur l'examen du rapport de synthèse , où les pays non annexe I souhaitaient mettre l'accent sur le non respect des engagements par les pays annexe I, fourni au SBI. Ces pays devront remettre leur 5e Communication nationale au 1er janvier 2010. Les discussions sur les tables de rapport « foret et changement d'usage des sols » (LULUCF) au titre du protocole de Kyoto ont été consensuelles et ont conduit a un accord. Pour les Communications nationales des non Annexe I, les consultations informelles n'ont pas abouti a un accord . Si le G77 et la Chine et l'UE se sont montres flexibles , les Etats unis sont restés sur leur position relative aux lignes directrices question elle même liée a la conclusion du sujet 4b de l'agenda du SBI . D'une manière générale, les pays du G77 craignent qu'une telle contrainte ne donne lieu ultérieurement a des objectifs chiffrés pour eux mêmes.

Science / recherche et observation

Les orientations pour la communication d'information sur le système mondial d'observation du climat (SMOC ) ont été adoptées et un rapport des pays sur leur système d'observation est demandé pour le 15 septembre 2008. Le SBSTA s'est tout de même inquièté du fait que ce système d'observation reste loin d'être entièrement mis en oeuvre (essentiellement dans les PED). Le SBSTA encourage par ailleurs la mise en place d'un cadre et de normes d'observation pour le Système mondial d'observation des terres émergées (GTOS), sous l'autorité de l'OMM, du PNUE et de la FAO.

Atténuation

La question posée dans cet item est la continuation ou l'arrêt des ateliers "Atténuation" initiés en décembre 2004 à COP 10, et continués en mai 2005 (SBSTA 22), en mai 2007 (SBSTA 26) et enfin à Bali (SBSTA 27).Ces ateliers, d'une demi- journées, avaient été organisées par le secrétariat de la Convention à la demande des Parties afin de partager les expériences, les méthodes et les résultats des actions menées. Après un départ prestigieux le niveau de ces ateliers n'a pas été maintenu et l'assistance a peu à peu décru. Cet item devrait disparaître lors du SBSTA 28, comme l'avait fait l'item "Politiques et Mesures" il y a quelques années. Il importe de réfléchir à comment relancer le débat au sein des suites à donner au dialogue qui pourront comporter un accent sur la mise en œuvre des politiques publiques par les pays en développement.

Education et sensibilisation

L'enjeu des négociations portait sur l'élaboration d'un nouveau programme de travail pour la mise en œuvre de l'art 6, le mandat quinquennal du programme de New Delhi arrivant a terme en décembre 2007 ; le lancement du développement a grande échelle du centre d'échanges d'information CCinet. Un accord a pu être trouve la seconde semaine sur un programme de travail amende pour 5 ans précisant davantage les actions a réaliser afin se sensibiliser le plus possible au défi du changement climatique, et ce par type d'acteurs ( Parties, NGo, IGO, Secrétariat ....). Pour ce faire, la décision rappelle le besoin de fonds financiers notamment pour les pays des non Annexe I NAI et demande au GEF de pourvoir a ces besoins . Une première révision de ce programme devra se faire d'ici 2010.

07/12/07

150 millions de personnes environ pourraient être exposées à des inondations côtières centennales d'ici à 2070

Communiqué de presse
OCDE – Paris, le 4 décembre 2007

Selon l'OCDE, le changement climatique pourrait multiplier par trois la population exposée à un risque d'inondations côtières d'ici 2070

D'après un nouveau rapport de l'OCDE, corédigé par des experts issus des milieux universitaires et du secteur privé, le changement climatique et l'urbanisation pourraient entraîner un triplement du nombre de personnes exposées à des inondations côtières dans le monde d'ici 2070.

graph ocde

Il ressort de cette étude, intitulée Ranking port cities with high exposure and vulnerability to climate extremes, que 150 millions de personnes environ pourraient être exposées à des inondations côtières centennales d'ici à 2070, contre 40 millions actuellement. L'impact financier passerait quant à lui à 35 000 milliards USD d'ici 2070, au lieu de 3000 milliards aujourd'hui.

Les chercheurs ont analysé l'exposition des personnes et des biens et infrastructures à une inondation côtière centennale dans plus de 130 grandes villes portuaires de la planète. Un risque annuel d'inondation côtière de 1/100 est un niveau de risque communément admis dans les évaluations. L'objectif est d'aider les responsables de l'action publique à déterminer les cibles de leurs stratégies d'adaptation aux extrêmes climatiques et à analyser les avantages potentiels des mesures d'atténuation de leurs effets. Elle inaugure une série de rapports de l'OCDE consacrés aux répercussions économiques du changement climatique dans les grandes villes.

Dans leurs estimations de l'impact du changement climatique, les chercheurs se sont fondés sur une élévation moyenne du niveau des océans de 0.5 mètre d'ici à 2070. Cette hypothèse tient compte de la fonte des calottes glaciaires, qui s'est révélée importante ces dernières décennies, et elle correspond à un scénario prévoyant un risque moyen à élevé.

thames barrier

Le rapport indique que les stratégies d'atténuation ralentiront et limiteront les effets aggravants du changement climatique sur le risque d'inondation côtière. Cela laissera aux grandes villes un répit précieux leur permettant de mettre en œuvre des mesures d'adaptation. Les études montrent en effet que la mise en place de protections côtières efficaces peut prendre trente ans ou plus. Il faut que l'adaptation devienne une priorité des pouvoirs publics dès maintenant pour qu'elle puisse faire une différence demain.

Environ la moitié de la population totale exposée à des inondations côtières provoquées par des marées de tempête et aux dommages imputables à des vents violents est concentrée dans seulement dix grandes villes. C'est à Mumbai que le nombre de personnes menacées est le plus élevé. Mais en 2070, la ville la plus vulnérable sera Calcutta, dont la population exposée devrait être multipliée par plus de sept, pour passer à 14 millions de personnes.

Dans les décennies à venir, la croissance et le développement sans précédent des mégapoles d'Asie constitueront un facteur clé dans l'augmentation du risque que représentent les inondations côtières à l'échelle mondiale. En termes de nombre d'habitants exposés, Calcutta est suivie de près par Mumbai, Dhaka, Guangzhou, Ho Chi Minh Ville, Shanghai, Bangkok, Rangoon et Hai Phong. Parmi les dix grandes villes les plus menacées, Miami est la seule qui soit située dans un pays développé.

Les villes exposées aujourd'hui qui possèdent les actifs (biens et infrastructures) les plus importants en valeur se trouvent principalement dans des pays développés. Miami est de ce point de vue la plus menacée actuellement et le restera en 2070, la valeur des actifs exposés y passant de quelque 400 milliards USD à plus de 3 500 milliards USD. En 2070, huit des grandes villes les plus exposées se situeront en Asie. Guangzhou, qui se classe au deuxième rang en termes d'actifs, est suivie de New York, Calcutta, Shanghai, Mumbai, Tianjin, Tokyo, Hong Kong et Bangkok.

Ce rapport, où sont classées les grandes villes du monde les plus exposées à des inondations côtières aujourd'hui et dans le futur, fait partie d'une série que l'OCDE prévoit de publier sur le thème « les grandes villes et le changement climatique ». La deuxième phase du projet consistera à étudier l'efficacité des mesures de protection contre les inondations et la vulnérabilité des principales agglomérations dans le monde.

Coordonnées : Stéphane Hallegatte, CIRED et Météo-France, tél. : 33 6 78 27 13 62 ; hallegatteATcentre-cired.fr

Pour plus de renseignements sur les travaux de l'OCDE relatifs au changement climatique, veuillez consulter le site à l'adresse : www.oecd.org/env/cc.

11/11/07

Inclusion de l'aviation dans le marché européen de quotas de CO2

Je relai une action des Amis de la Terre auquel je suis adhérent. Il s'agit d'appuyer les députés européens pour qu'ils restent sur leur position actuelle qui est d'inclure les émissions de CO2 du secteur de l'aviation dans le marché européen de quotas. Ca prend 1 minutes top chrono, un geste militant trop facile :°)

Cette action est similaire à celle qui a eu lieu il y a quelques semaines, pour que les députés européens confirment leur position en votant un seuil maximum d'émission de CO2 de 120 g/ km pour les voitures. Il s'agit d'établir un rapport de force contre le lobbying industriel.

Je partirai en voyage en 2008 et 2009 sans utiliser l'avion, sauf cas exceptionnel (je pense à la Birmanie, dont les frontières terrestres sont fermées). Je vous invite à découvrir le blog de Peter, partis en Inde en utilisant les transports terrestres : http://airplaneskill.wordpress.com/, en plus j'aime bien son design en 4 colonnes !

Le 13 novembre le Parlement Européen (PE) doit voter et amender en plénière une proposition de la Commission Européenne sur l'inclusion de l'aviation dans le marché européen de quotas de CO2.

Nous vous invitons à vous mobiliser nombreux à envoyer un courriel à votre député au PE avant le 13 novembre pour lui demander d’agir efficacement sur l’aviation et le changement climatique, suivant la démarche et le modèle de lettre-type proposés sur le site des Amis de la Terre Europe :
http://www.foe.co.uk/campaigns/transport/press_for_change/eu_planes/index_fr.html

L'aviation est la source d'émissions de gaz à effet de serre qui augmente le plus rapidement dans l'Union Européenne.

Sans action visant à endiguer les émissions de ce secteur, il pourrait devenir pratiquement impossible à l'UE de réaliser les objectifs ambitieux qu'elle s'est fixée pour prendre sa part de l'effort pour éviter un changement climatique dangereux.

Grâce au travail réalisé avec d'autres ONG européennes depuis plusieurs mois, la Commission Environnement du Parlement Européen a voté récemment pour renforcer considérablement la proposition de la Commission européenne d'inclusion de l'aviation dans le marché européen de quotas de CO2.

Tous les députés au Parlement européen (PE) vont maintenant voter sur cette proposition en première lecture le 13 novembre avant qu'elle soit soumise au Conseil Européen des ministres en décembre.

C'est essentiel que les députés au PE soient convaincu qu'il faut agir efficacement pour endiguer les impacts de l'aviation sur le climat et renforcer cette législation importante.

Lien internet pour l'action Transport Europe :
http://www.foe.co.uk/campaigns/transport/press_for_change/eu/index_fr.html

Pour toute information supplémentaire :
Damien DEMAILLY - Chargé de Programme Climat - Energie - WWF France
Bois De Boulogne - 1, carrefour de Longchamp - 75016 PARIS
Tél : 01 55 25 86 43 - ddemaillyATwwf.fr

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