"Avenir Climat" Les témoins du climat en Europe et en Asie

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02/01/08

Une vidéo pour présenter le projet "Avenir climat "




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Merci à Pierre Abruzzini pour la réalisation et le montage !

31/12/08

CLIMAT


Mes billets sur le thème du climat.

Voir aussi : Soutien, Revue de presse, Le projet, Qui suis-je ?

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Mes notes sur le climat.
à venir

22/10/07

Un morceau de prix Nobel de la paix pour un Vert

Ce très long article est une reprise de l'article paru sur le site des Verts.

Questions à Antoine Bonduelle


antoine bonduelle

L’ingénieur nordiste Antoine Bonduelle, 49 ans, a participé aux travaux du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Le prix Nobel récompense aussi, un peu, son travail. Il est connu des Verts Français comme contributeur de longue date à la Commission Energie, mais aussi comme un organisateur initial du Réseau Action Climat France.

Quelle a été ta contribution au sein du GIEC ?


Le GIEC a compilé les études scientifiques à travers le monde pour en retirer un condensé consensuel. Il y a trois groupe, le I qui concerne l’observation et la compréhension physique des changements climatiques, le II qui s’intéresse aux impacts sur les milieux naturels, l’agriculture, les océans, etc., et le troisième, nommé « mitigation » qui recense les solutions, lui-même divisé en quatorze chapitres (bâtiment, industrie, énergie, déchets...).

Il fallait rendre un tableur de propositions. J’avais le rôle d’expert reviewer, c’est-à-dire que j’étais en bas de l’échelle avec pour mission de relire les propositions et de les amender. Il s’agit donc à la fois de forme (clarification d’une phrase ou d’une idée), d’ajout de références possibles et de fond.

Comment sont recrutés les collaborateurs ?


Pour la France il n’y a pas beaucoup de collaborateurs du GIEC. On trouve avant tout des laboratoires prestigieux comme ceux de la météo, du calcul scientifique, de l’observation satellitaire ou de la glaciologie, qui sont très visibles par leurs publications et qui ont un « intérêt » évident à être dans les rédacteurs des chapitres, même si c’est du travail bénévole en plus.

On trouve des responsables d’autres laboratoires (CIRED-CNRS), des INRA ou d’autres, mais il n’y a aucune politique spécifique pour recruter plus large. Ainsi par exemple, aux Etats-Unis il y a une volonté de recruter des labos industriels et des experts des ONG, avec l’objectif d’élargir le spectre d’opinions et de champs de connaissance, tandis qu’en France aucune publicité n’a jamais été donnée pour devenir bénévole au GIEC, même coopté.

Je pense avoir été le seul français du quatrième rapport à ne pas été salarié de l’Etat ou d’une filiale de l’Etat.

Quel est le message nouveau du 4ème rapport du GIEC ?


A titre personnel, je résumerais de façon suivante le quatrième rapport :

Groupe I, l’évolution des climats : c’est sûr, c’est l’homme à 95% de certitude qui est responsable du changement déjà observé. Les incertitudes futures sont mieux décrites, on explique les différences entre les modèles, les zones d’ombre diminuent même s’il reste du travail (voir par exemple l’excellent « Science et Vie spécial » sur ce thème.)

Groupe II les impacts des climats : c’est super grave, à +2°C c’est pas mal dramatique déjà pour les milieux naturels et les pays marginaux au Sud et aux Pôles. Au dessus tout le monde perd pour son économie voire sa survie dans les scénarios pessimistes. L’élimination du concept de « pays gagnants » est importante politiquement puisque tout les pays du monde se doivent désormais de trouver un accord.

Groupe III la prévention des changements climatiques : les solutions existent, mais il faut agir vite et en se coordonnant. Côté dramatique, on a en gros une décennie pour se retourner, pas plus, et pour stabiliser les émissions mondiales en évitant le point de non retour. Côté positif, on n’attend pas des technologies non encore développées, tout est déjà là ou presque pour stabiliser l’atmosphère. Les économies d’énergie deviennent de très loin la ressource la plus importante, plusieurs fois toutes les autres prises individuellement.

S’agit-il vraiment de science universelle ?


Ce n’est pas la vérité révélée, juste une très grosse revue de littérature.

On écrit et parle en anglais. Les références sont donc en anglais ce qui donne un biais considérable envers le monde anglo-saxon mais c’est le cas de toute la recherche scientifique. C’est d’ailleurs un paradoxe que nos opposants politiques dans la négociation sont états-uniens et australiens mais que la science la plus motrice est souvent celle des américains.

Sur la langue, on peut cependant remarquer que le rapport de 1990 de la grande commission d’enquête du Bundestag allemand, qui a fait fortement avancer les consensus dans ce pays (bien avant le Grenelle...) avait réussi à prendre des références plus larges qu’anglo-saxonnes, quitte à dépenser beaucoup en traductions. Tout n’est pas inéluctable dans ce domaine si les politiques s’en donnent les moyens.

Quelle critiques ferais tu au processus ?


Pour le groupe III où j’ai participé, qui comprend les sciences de l’ingénieur et de l’économiste, je vois trois écueils dans le processus de travail. Ils donnent une limite au caractère universel et incontestable du travail présenté : le décalage Nord-Sud, le statut des organisations intergouvernementales, et la difficulté d’intégrer les meilleures initiatives récentes.

Le premier c’est le décalage Nord-Sud : la plupart des publications à comité de lecture étudiées émanent du monde développé. L’ONU qui préside au GIEC donne un modèle intéressant où chaque chapitre a un auteur du Nord et un autre du Sud (avec des limites puisque les auteurs du Sud sortent des universités les plus prestigieuses... du Nord), un peu plus de financement vers le Sud, et aussi un principe d’accepter de la littérature dite « grise » (sans comité de lecture mais avec des garanties de sérieux) des pays du Sud.

Cela ne marche pas trop mal comme équilibre si on est réaliste vis-à-vis du monde tel qu’il est. Mais on peut trouver que c’est insuffisant. A noter que la francophonie joue un trop faible rôle pour remettre un peu d’équilibre en faveur des nations les moins avancées, qui ne se font pratiquement pas entendre. Il y aurait un vrai travail d’animation à lancer qui pourrait être très productif.

Second écueil, celui des organisations intergouvernementales comme l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), très présentes via leurs spécialistes en « charbon propre », en nucléaire, en projections pétrolières, etc. Même si ce sont souvent de bons experts, ils ont un droit exorbitant de publier et d’être référencés sans les comités de lecture des autres références. Et ils ne s’en privent pas.

Eux ne sont pas bénévoles (très loin de là) et ils ont le temps face aux autres chercheurs. C’est ici que le charbon dit « propre » et surtout le nucléaire bénéficient d’un poids excessif.

Enfin, le troisième défi, c’est que les auteurs principaux sont souvent assez « mandarins », et rechignent à s’ouvrir aux travaux non référencés. Je l’ai dit, cette exigence pose problème pour les pays pauvres sans recherche scientifique, mais cela entraîne un autre écueil, celui de ne pas voir les changements ou les tendances « hors champ ». Dans mon groupe sur les solutions (la « mitigation ») il n’y a pas d’auteur allemand ou scandinave sur le chapitre transport, et ce chapitre est coordonné par un japonais... des laboratoires Toyota.

Résultat, pratiquement pas de référence aux expériences de ville alternative ou aux changements plus larges en Europe (Suisse, Suède, Allemagne...), ou encore au vélo. Ce chapitre est avant tout une bonne revue des améliorations technologiques possibles pour les autos.

Pour les mouvements écologistes (ONG ou Verts) et surtout pour les élus, cela pose la question de l’évaluation et de la publication de l’impact des politiques. Même si vous prouvez vos réalisations par des comptes publics (verdissement des budgets des institutions ou des contrats d’objectif) ou par des changements réels type trains, maisons économes ou bio-digesteurs, on ne peut pas prendre en compte ces initiatives, même avec dans la place des savants ouverts aux exemples innovants ce qui est le cas du GIEC.

C’est essentiel, parce que ces tendances sont « gommées » par l’absence de publication référencée. Une stratégie concertée serait nécessaire en France ou en Europe, pas bien sûr pour truquer les bilans, mais pour indiquer en publication scientifique quelles réalisations ont vraiment marché. Pas la peine de râler contre « l’impérialisme anglophone », si vous ne publiez pas dans ces conditions référencées, vous n’existerez jamais.

Peut-on croire le GIEC ?


J’ai un peu critiqué la construction du rapport du GIEC dans la question précédente, mais ne nous y trompons pas : l’intégrité scientifique domine, tout plein de controverses sont réduites et circonscrites par le débat contradictoire. C’est bien un « état de la science » qui est donné ici.

Si vous vous intéressez aux controverses, des auteurs de premier rang du groupe I du GIEC écrivent régulièrement un super-blog nommé www.realclimate.org, qui est en partie en Français et comprend un chapitre gratiné sur Claude Allègre.

Une limite cependant, a été soulignée récemment dans la presse scientifique : les risques extrêmes sont encore mal expliqués aux politiques. Par exemple, le niveau moyen de montée des eaux de mer de 80 cm qui est donné dans le quatrième rapport est critiquable en dépit du fait qu’il est scientifiquement fondé.

Déjà ce niveau donné « brut » est trompeur : ce sera déjà une catastrophe lors des grandes marées pour pas mal d’endroits sur le globe. De plus, les modèles sont en train d’évoluer rapidement au vu des évènements. Mais même avec l’incertitude des résultats que donne le rapport du GIEC, les cinq ou les dix pour cent de chances que ce soit plutôt trois ou sept mètres de montée des eaux à un siècle d’ici devraient faire se dresser les cheveux sur la tête.

Pas un assureur ne va plus prendre votre usine ou votre maison sous contrat à Dunkerque ou à Bordeaux s’il se rend compte de l’énormité du risque... Le GIEC a du mal à faire des « scénarios du pire » qui nous permettraient de montrer aux gouvernements l’urgence de l’action.

Nicolas Stern a été plus pédagogique dans son rapport, mieux rédigé et de façon plus unifiée, avec des perles d’humour noir involontaire comme ces pages sur « quel taux d’intérêt et d’actualisation prendre s’il n’y a plus de générations futures dans trente, cinquante, cent ans ? » ou ce genre de débat.

Enfin, certains travaux du GIEC sont neutres, assez peu politisés. Lire par exemple -disponible en français- le texte sur le stockage du carbone dans le sous-sol, qui est avant tout une synthèse de la technologie disponible. Indispensable pour comprendre l’état de la recherche, mais le texte ne peut remplacer un débat plus politique dans ce cas, sur les budgets alloués ou retirés à d’autres secteurs, les impacts sur d’autres recherches, la dynamique de la négociation, la morale...

Que signifie politiquement ce Nobel ?


Il a une signification très politique dans la négociation qui commence pour prolonger le traité de Kyoto. Pour secouer les Etats-Unis c’est très fort de récompenser Al Gore, quoi que l’on pense de sa conception plutôt modérée, voire « centriste » de la lutte contre le changement climatique.

Le GIEC est présidé par l’Indien Pachauri, qui travaillait à l’origine dans les laboratoires du groupe Tata. L’Inde presque plus que la Chine risque d’être le pays de blocage d’un accord d’ici deux ans. Le Nobel va les aider.

L’autre récipiendaire, le GIEC, est surtout un groupe qui a su s’organiser face aux Etats et aux pétroliers qui ont trop longtemps refusé la science du changement climatique. Désormais -comme à Paris en janvier dernier- c’est devenu une machine à faire accepter aux Etats les derniers résultats de la Science.

Le Nobel va à cette dimension de « savants qui parlent et ne mâchent pas leurs mots tout en restant des scientifiques dignes ». C’est une légitimité très peu contestée qui donne son cadre -et une partie de son énergie- à la négociation sur les climats. Les présidents des groupes de travail peuvent aussi désormais suggérer aux gouvernements des orientations de recherche avec une forte légitimité.

Le contre-exemple pour comprendre tout ce qu’a fait le GIEC, c’est la crise de la biodiversité. Les scientifiques et les ONG naturalistes porteurs de ce thème, ont aussi leur Convention signée en même temps à Rio (mais non ratifiée par les Etats-Unis contrairement à celle des climats). Pourtant, ils n’ont pas eu cette force collective de s’imposer sur l’agenda politique. La crise de la biodiversité est aussi très grave mais elle n’est pas portée à ce niveau.

Les naturalistes n’ont pas su faire l’équivalent du GIEC, pour des raisons budgétaire et d’effectifs, mais sans doute aussi par les choix individuels des chercheurs qui se sont liés à l’industrie ou n’ont pas encore assez remué face aux états. La jalousie transparaît fortement des propos publics d’un Jean-Marie Pelt par exemple ou encore de collègues écologistes qui au Grenelle ont porté des propos un peu vains sur le caractère « plus » grave de « leur » crise. Il vaut mieux réfléchir ensemble comment on portera les problèmes vers le niveau politique.

Que dit le rapport pour le nucléaire ?


Tout d’abord, il faut souligner que les économies d’énergie (bâtiment, transport, industrie) sont de très loin le premier potentiel, immédiat, rentable et socialement utiles. Le nucléaire dans le GIEC c’est le contraire. D’ailleurs les projections étudiées dans le rapport du GIEC, comme celles de l’Agence Internationale de l’Energie, montrent la place mineure que peut prendre le nucléaire dans la lutte contre le changement climatique.

Donc le rapport ne dit pas de ne pas faire de nucléaire, il s’agit d’un sujet sur lequel aucun consensus n’est d’ailleurs possible entre les Etats et les participants de la revue. Mais implicitement le rapport montre que son apport est mineur. De façon un peu prévisible, la presse française dont c’est un des « angles morts » n’a pas du tout relevé ce point.

Sur le nucléaire ou le charbon, il y a un peu de guéguerre dans le chapitre énergie avec les lobbyistes du nucléaire (il y a par exemple un relecteur français de AREVA et d’autres de l’agence nucléaire de l’AIE/OCDE). Un assez haut responsable du GIEC m’avait suggéré de venir « contrer » ce groupe un peu envahissant. Le résultat final est plutôt équilibré même si -évidemment- je trouve qu’il reste encore trop de mentions aux limites du fallacieux sur ce thème.

De manière plus large, la position de vrai consensus du GIEC (résumée grossièrement) est avant tout : « la technologie futuriste ne nous sauvera pas, il faut mettre en œuvre tout de suite les solutions existantes ». Ceci marque l’échec de la position US sur « la recherche en technologie nous sauvera seule ». Mais aussi pour la France, c’est très important car c’est la fin de l’idée que la 4ème génération nucléaire nous sauvera, voire que la fusion joue un rôle pour le changement climatique.

Ces deux choix, qui absorbent la majorité des ressources publiques de notre pays, sont complètement hors sujet pour stabiliser le climat (la Commission de Boissieu sur le facteur 4 l’avait déjà dit implicitement en 2006). Cette position très nette du GIEC est importante pour les écologistes. On peut la voir comme une victoire par KO contre une conception portée par la part réactionnaire des corps techniques de l’Etat (Pont, Mines) qui n’imaginent le vrai changement sur les transports ou l’électricité que bien plus tard et veulent croître encore.

Le Grenelle ne peut que mettre en lumière ce décalage grotesque entre les intentions affichées de la France (facteur 4 en 2050, diminution des consommations de 20% en 2020), les mesures nécessaires dans le possible immédiat (en gros toutes les mesures prônées par l’Alliance pour la Planète et leur version édulcorée par le Grenelle), d’un part, et les budgets publics encore liés à ce futur atomiste et utopique, d’autre part.

Et pour les militants ou les élus verts ?


Une autre conséquence très politique de ce quatrième rapport doit interpeller les écologistes politiques. Elle donne raison aux participants du Grenelle de l’Environnement, parce que si on suit le GIEC, des changements majeurs doivent se produire dans cinq ans, dix ans au plus tard. Il faut développer simultanément le rapport de force d’une part (avec la gauche, les acteurs sociaux, les expérimentateurs, les journalistes...), et la négociation des outils du changement de l’autre, avec le pouvoir existant (Barroso, le Parlement Européen, Sarkozy, Borloo, les villes...) sinon l’humanité va cuire.

Je suis personnellement outré par l’attitude de certains, sûrement sincères mais inconscients, qui font comme si on patientait en attendant le prochain cabinet de gauche plurielle. Il ne s’agit pas d’abandonner les contrats passés avec la gauche si cela donne un poids à nos revendications. Mais avant tout, de ne plus jamais faire la politique du pire vis-à-vis de la droite, et d’avancer le plus vite possible. Il faut aussi savoir se concentrer sur quelques sujets essentiels.

Par ailleurs, ce n’est pas faire des compromissions que de parler avec les entreprises et les branches industrielles, ou encore avec les libéraux et la droite. C’est même indispensable pour l’échelle du changement nécessaire. Au risque de choquer, je dirais que l’extrême gauche, qui refuse le réel, est un boulet qu’il vaut mieux abandonner.

19/10/07

Rencontre avec JLB (en bref)

Rapidement pour la rencontre avec JL Borloo, je ferai un article avec photos et vidéos, mais pas avant mardi...
Voir l'annonce de la rencontre ici.

JL Borloo

La rencontre à duré 1 h 45, ambiance générale sympathique et relâché, même si j'étais assez tendu. Le ministre a serré les paluches à la ronde, on a mis les chaises en cercle, et on a fait tourné... les questions.

Discutions à bâton rompu, sans notes pour le ministre. Je suis déçu par la première partie du débat, pour dire que le Grenelle sert à sensibiliser et que les éco-gestes sont importants... Si l'Etat ne sert qu'à ça, basta ! Quelques échanges plus loin, les questions ont permis d'élever un peu le débat (merci à SoAnn), le ministre parlant même de "grand bon en avant" nécessaire (sans doute une référence à notre président-à-vie-que-son-nom-soit-bénie-sur-1000-générations), disant que la "décroissance" est dépassé, car il faut un autre modèle de développement sans pétrole et un "PIB vert", etc. Mais bon, toujours pas de remise en cause du nucléaire car c'est "une énergie sans Co2"...

Pour la présentation du projet Avenir climat, c'est plutôt pas mal, même s'il faut attendre les retombées concrète. Je lui est passé une carte postale, et un de ses conseillers a prit mon dossier pour me mettre en relations avec la MIES et l'ONERC, les deux structures qui, grosso-modo, gèrent les accords de Kyoto pour la France.

J'ai posé ma question : il n'est pas logique de diabolisé l'immigration alors qu'il va être nécessaire d'accueillir les réfugiés climatiques. Il a avoué ne pas connaitre le sujet et à prit note de cette question, la seule note qu'il ai écrite durant le débat.

Revue des blogs présent (il y en a sans doute d'autres) :



Ils étaient aussi présent :



Rencontre organisée par Orgilvy, voir le blog perso de son pédégé : http://www.prland.net/

05/10/07

Café débats : "Le climat change : que pouvons nous faire ?" à Autun, 27/10/07 - 20 h 30

Le Conseil Local Jeunes d'Autun présente "débats d'aujourd'hui"
Samedi 27 Octobre 2007 à 20 h 30, Salle de réunion du "Café Le Commerce"
27 place du Champ de Mars, 71400 AUTUN. tél : 03 85 52 31 70


Le thème : "Le climat change : que pouvons nous faire ?",
avec Benoît KUBIAK, qui exposera les grandes lignes des enjeux sur le climat. Un débat libre entre les participants fera suite à cette intervention.

Retrouvez une présentation vidéo du projet "Avenir climat" de Benoît KUBIAK sur http://avenirclimat.info/post/video1
Une année de voyage en Europe et en Asie pour faire témoigner celles et ceux qui luttent contre le changement climatique.

Merci de faire circuler.

conseil local jeune logo autun

Le réchauffement global du climat et son incidence sur les forêts

source : http://fr.rian.ru/analysis/20071005/82580046.html

05/10/2007 13:10

Par Dmitri Zamolodtchikov, du Centre d'études des problèmes d'écologie et de productivité des forêts, pour RIA Novosti

Le réchauffement global perturbe chaque jour davantage les écosystèmes naturels. Ce phénomène est particulièrement perceptible au niveau des forêts. Or celles-ci jouent un rôle très important dans la régulation de la composition de l'atmosphère, de la stabilité du sol, du réseau hydrologique ainsi que dans le maintien de la biodiversité. Les forêts russes représentent 22 % des réserves forestières mondiales et ont, de ce fait, une forte incidence sur ces paramètres. Il est donc important de savoir à quel point le réchauffement climatique de la planète constitue une menace pour elles.

Les massifs de résineux et de feuillus situés dans les continents d'Eurasie et d'Amérique du Nord sont ceux qui subissent le plus de transformations dans le cadre d'un réchauffement climatique. On observe alors un déplacement vers le Nord des frontières forêt/toundra et forêt/steppe. Selon le IVème rapport du groupe international d'experts pour l'étude du changement climatique, si la tendance actuelle à l'augmentation des rejets de gaz à effet de serre se maintient, alors la température augmentera d'ici 2100 de près de 4°C. Si les rejets provoqués par l'activité humaine se stabilisent, alors la croissance pourrait se limiter à 2°C.

Dans le premier cas (augmentation de la température de 4°C), sur l'ensemble du territoire de la Russie démarrera un processus de recul des forêts du Sud vers des latitudes plus élevées d'une ampleur plus grande que celui de l'avancement des frontières forestières vers le Nord. Cette déforestation naturelle concernera pratiquement toute la ceinture centrale de la Russie européenne et de la Sibérie occidentale. Par contre, si l'élévation de la température ne dépasse pas les 2°C, alors la migration "verte" ne concernerait que le sud de la Sibérie occidentale, et l'on aurait même un accroissement de la superficie globale des forêts, celles-ci gagnant des territoires sur la toundra actuelle.

Les modifications de frontière des zones végétales ne se font jamais sentir instantanément. Elles ont toujours un léger retard par rapport aux changements climatiques. Pour que le revêtement végétal se modifie, il faut du temps, et ce temps se calcule en dizaines, voire parfois en centaines d'années. Les chercheurs de l'Institut de physique de l'atmosphère de l'Académie des sciences de Russie ont étudié attentivement les changements de végétation qui interviendraient en Russie en cas d'augmentation de la température de 1°C, comme cela est prévu pour les prochaines décennies (2030-2050).

Une disparition massive des forêts russes n'est pas envisagée, mais de sérieuses pertes seront tout de même enregistrées. Dans la zone située entre la Volga et la Viatka ainsi que dans la haute Oka, plusieurs forêts de pins disparaîtront. Des mutations des communautés végétales commenceront sur 70 % de la superficie couverte de pinèdes, et sur la moitié du territoire couvert de sapinières.

Seulement 1/5e des forêts mixtes et des chênaies, moins sensibles au réchauffement, seront concernées par ce phénomène. Les feuillus de Sibérie orientale s'avèrent plus résistants avec moins de 5 % des surfaces concernées par la mutation. Ces résultats concordent avec les prévisions du groupe international d'experts pour l'étude du changement climatique, selon lesquelles 30 % des forêts de pins et de sapins auront disparues d'ici 2100.

Le réchauffement global est l'objet de débats animés depuis une vingtaine d'années. Pourtant ce phénomène a commencé il y a plus d'un siècle, un délai suffisant pour que certaines mutations aient déjà eu lieu et que, dans certaines régions, le déplacement des frontières de la végétation soient déjà bien visibles. Les études menées dans la zone arctique de l'Oural par les chercheurs de l'Institut d'écologie des plantes et des animaux du département de l'Oural de l'Académie des sciences de Russie ont montré que des modifications significatives ont eu lieu au niveau de la répartition géographique des communautés végétales. Ainsi, en 90 ans (de 1910 à 2000), la part de la toundra qui représentait traditionnellement 76 % de la superficie de cette région est descendue à 59 %. Dans le même temps, la part des forêts impénétrables a augmenté, passant de 1 à 10 %. Les forêts éparses ont, elles aussi, gagné en surface (de 11 à 18 %), quant aux forêts de feuillus elles ont "grimpé" dans les montagnes de 60 mètres atteignant ainsi les 320 mètres de hauteur (contre 260 mètres auparavant). Les raisons de ces changements de la végétation dans la zone polaire de l'Oural sont liées au réchauffement local dont la courbe est légèrement supérieure à celle du réchauffement global.

Outre l'action directe exercée par le changement climatique et qui entraîne un déplacement des limites des zones forestières, des effets indirects, également importants, sont enregistrés. En premier lieu, les incendies de forêt deviennent plus fréquents, non seulement en raison d'une élévation de la température et de la sécheresse de l'air, mais aussi en raison de l'allongement de la période chaude et d'une plus grande activité orageuse.

Selon le Centre d'études des problèmes d'écologie et de productivité des forêts de l'Académie des sciences, un réchauffement de 2°C augmentera le nombre et la superficie des incendies de forêts en Russie de 1,5 à 2 fois. Notons que les incendies dans les forêts et autres écosystèmes naturels accélèrent bien souvent les processus de mutation de la végétation.

Les exemples que nous venons de citer n'épuisent pas la liste des conséquences du changement de climat sur les forêts. L'arrachage des forêts qui se poursuit encore de nos jours dans les régions tropicales de la planète conduit à accroître d'environ 25 % la teneur en rejets technologiques dans l'atmosphère. Les travaux de replantation des forêts tentent de contrecarrer cette tendance. En effet, les massifs forestiers absorbent les gaz à effet de serre réduisant d'autant l'influence du facteur climatique. Il est reconnu que les mesures de protection, de gestion et de replantation des forêts sont l'un des moyens les plus efficaces en matière de lutte contre le réchauffement global.

Malheureusement, le volume des travaux de replantation des forêts a diminué en Russie de plus de moitié par rapport à 1990, passant de 1,8 million d'hectares reboisés à 800 000 hectares par an. La création d'écrans boisés pour protéger les sols de l'érosion a diminué davantage, passant de 90 000 ha à 12 000 hectares par an. Le recours aux mécanismes du protocole de Kyoto est l'un des moyens de redresser la situation. La Russie a ainsi pris récemment la décision de reboiser 30 000 hectares. Les plantations de jeunes arbres se feront sur des terres agricoles qui ne sont plus exploitées.

http://fr.rian.ru/analysis/20071005/82580046.html

18/09/07

Les rendez-vous citoyens du climat.

RDV citoyens du climat

Je serai aux rendez-vous citoyens du climat pour présenter mon projet. Vous pouvez aller faire un tour sur le site de l'évènement : http://www.les-rcc.org/

09/09/07

Lutter contre le réchauffement planétaire, c'est possible.

4x4_olivox

Il y en a toute une série sur le site d'Olivox.

05/09/07

Le changement climatique, susceptible d’aggraver la faim dans le monde

Potentiel de production: les pays industrialisés pourraient y gagner, les pays en développement y perdre

Source : site de la FAO.

7 août 2007, Chennai/Rome - Le changement climatique nuira vraisemblablement à la production vivrière du monde en développement, tandis que les pays industrialisés pourraient enregistrer des gains de production, a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, aujourd’hui, dans une allocution prononcée lors de la Conférence de la Fondation de recherche M.S. Swaminathan à Chennai (Inde).

"Le rendement potentiel est susceptible d’augmenter aux plus hautes latitudes, selon les cultures, en cas d’accroissement moyen de la température de la planète de 1 à 3°C, puis de diminuer ensuite", a-t-il indiqué. "En revanche, aux plus faibles latitudes, en particulier dans les régions tropicales aux sécheresses saisonnières, il reculera probablement, y compris en présence de légères augmentations de température, ce qui accentuerait le risque de faim".

L’augmentation de la fréquence des sécheresses et des inondations aurait des répercussions négatives sur la production locale, en particulier dans les secteurs de subsistance à faible latitude, a ajouté M. Diouf.

"L’agriculture pluviale dans les zones marginales des régions semi-arides et subhumides est la plus à risque", a-t-il expliqué. "L’Inde pourrait perdre 125 millions de tonnes de céréales non irriguées – soit l’équivalent de 18 % de sa production totale".

Les impacts du changement climatique sur les forêts et sur les populations tributaires des forêts sont déjà manifestes avec la multiplication des feux de forêt et des foyers de ravageurs et de maladies. Selon M. Diouf, une adaptation au changement climatique sera nécessaire dans un grand nombre d’écosystèmes, y compris les agro-écosystemes (cultures, élevage et herbages), les forêts et les terres boisées, les eaux continentales et les écosystèmes côtiers et marins.

Exploitation des nouvelles biotechnologies

La science et la technologie devront être le fer de lance de la production agricole au cours des 30 prochaines années, à un rythme plus soutenu que ne l’a fait la Révolution Verte durant les trois dernières décennies, a affirmé M. Diouf.

"L’exploitation des nouvelles biotechnologies, et notamment la culture in vitro, le transfert d’embryons et l’utilisation de marqueurs ADN, peut compléter les approches classiques de sélection, en accroissant les niveaux de rendement et l’efficacité d’utilisation des intrants, en réduisant les risques et en améliorant la qualité nutritionnelle," a-t-il affirmé.

Il a cependant souligné que la plupart des plantes génétiquement modifiées cultivées aujourd’hui ont été conçues pour leur tolérance aux herbicides et leur résistance aux parasites. Mais les cultures OGM présentant des traits précieux pour les agriculteurs pauvres, en particulier face au changement climatique - tels que la résistance à la sécheresse, aux températures extrêmes, à l’acidité et à la salinité du sol – ne sont pas encore une réalité.

"Je ne me lasserai pas de réaffirmer la nécessité d’affronter également les besoins des agriculteurs pauvres dans les zones pluviales et sur les terres marginales", a déclaré M. Diouf. "Veiller à ce que les nouvelles biotechnologies contribuent à ce but, en tenant pleinement compte des considérations de biosécurité, de socio-économie et d’éthique liées à l’utilisation de certaines de ces technologies, demeure un défi pour toute la communauté scientifique".

En Inde, pas que des succès

Faisant remarquer que le thème de la Journée mondiale de l’alimentation de cette année (16 octobre) est "le droit à l’alimentation", M. Diouf a félicité l’Inde pour son rôle de pionnier et de modèle dans la mise en application de ce droit grâce aux contributions de tous les secteurs de la société.

En particulier, il a mis l’accent sur le Programme intégré pour le développement de l’enfant (ICDS), qui offre à des millions de mères et d’enfants des services de soin, une éducation nutritionnelle et sanitaire, une éducation préscolaire, une alimentation complémentaire, un suivi et une promotion de la croissance, et se rattache aussi aux services de santé de base comme l’immunisation et la complémentation en vitamine A.

En outre, le Directeur général de la FAO a félicité l’Inde pour son programme national « Midday Meal » qui offre des repas gratuits aux écoliers, et pour sa loi de garantie de l’emploi rural visant à affronter les problèmes de pauvreté rurale.

Et pourtant, ces succès n’éclipsent pas pour autant les problèmes qui demeurent, a également remarqué M. Diouf.

"Aux succès impressionnants de la croissance économique de l’Inde et de son émergence en tant que puissance mondiale s’oppose un tableau plus sombre, une bonne partie de la population indienne ne bénéficiant pas des transformations dynamiques en cours dans le pays", a-t-il remarqué, citant des statistiques de l’Enquête nationale sur la santé des familles qui montrent que 40 pour cent des adultes du pays sont trop maigres et que 79 pour cent des enfants de 3 mois à 3 ans souffrent d’une forme d’anémie.

“Aucun état en Inde n’est exempt d’affections liées aux carences en iode, tandis que la carence en vitamine A continue d’être un problème de santé publique parmi les écoliers d’âge préscolaire. Dans un pays où 348 millions d’habitants ont moins de 14 ans, il s’agit de niveaux alarmants de malnutrition infantile,” a mis en garde M. Diouf.

Source : site de la FAO.

22/08/07

Bloggers pour un changement positif global

J'ai découvert un blog américain la semaine dernière après m'être inscrit sur mybloglog. Je cherchais des blogs traitant du climat, et l'un d'entre eux propose une chaîne intitulé "bloggers for positive global change". Les anglophones parlent au choix de "global change", "global warming" ou, pour ceux qui sont plus exact, de "climate change" pour évoquer le changement climatique. Il y a un donc un jeu de mots que l'on peut interpréter par "les-bloggers-qui-font-des-trucs-bien-pour-sauver-la-planète (sous entendu : du-changement-climatique)".

BFPGC

Dilettante a dégainé son clavier plus vite que moi, et a déjà commencé la chaîne hier. A moi donc de vous présenter 5 blogs que je parcours régulièrement, et qui peuvent à mon avis prétendre participer à cette chaîne. Je le fais qu'en français parce que voila, c'est tout...

Ecolo-info, c'est d'abord une barre d'outils que vous pouvez intégrer à votre navigateur. Vous pouvez ainsi retrouver tout ce que vous souhaitez sur l'écologie : blog, actu, trucs et astuces, culture... Indispensable. Merci à SoAnn pour coordonner tout ce taf. Le blog permet de suivre l'évolution de la barre et de vous exprimer sur ce sujet : http://ecoloinfo.com/blog/

Ludovic a créé son blog éc(h)o-sphère. J'aime bien le graphisme du blog, et surtout les billets : une actu sur le carbone et la vie qui va avec. C'est un bon complément à son métier spécialisé dans l'éco-responsabilité, et à son action associative au sein de l'association Objectif Climat (le seul non-freemen de la liste tiens, un oubli ludovic ?). Vous pouvez allez le voir ici : http://sphere.alter-echo.fr/

Effraie c'est un peu spécial. Déjà c'est lui qui héberge mon blog (enfin, le serveur perso qu'il a installé chez lui). Avant qu'on soit connecté par le réseau internet, on militait dans le réseau intergalactique, pour faire des villages autogérés et écolo contre les méchants-puissants-qui-veulent-tout. En bref, il donne des outils pour que ceux qui veulent vivre libre puissent commencer par un bout, et ça c'est bien. Donc le lien vers son blog est là : http://blog.effraie.org/

Salut mon lieutenant ! Francesco Casabaldi est à l'origine du réseau Freemen, puisque c'est lui qui a posté l'appel sur son blog. Rien que ça déjà c'est pas mal. Ensuite, j'aime bien ces billets et on fait des apéros chez lui en buvant du vin : en tant que bourguignon, j'apprécie. Il a lancé l'idée de faire un réseau de soutien de blogs et de sites pour supporter mon projet, j'apprécie encore plus. Alors à bas la guerre et merci mon lieutenant ! http://francescocasabaldi.typepad.com/

La grande question : pourquoi Claire est-elle dans la liste ?? A vous de le décourvir en allant faire un tour sur son blog : http://grandequestion.over-blog.com/

Pour participer à la chaîne "Bloggers for positive climate change", il suffit de

  1. faire un article sur son blog
  2. de tagger jusqu'à 5 autres bloggers,
  3. ou alors au minimum d'afficher le badge "Bloggers for positive climate change" sur son blog.
  4. Bien penser à prévenir les bloggers que l'on a taggés.
  5. Faire un lien vers l'article original pour que l'on sache d'où vient la chaîne.



Comme par hasard, les blogs font presque tous partis du réseau Freemen. En passant, je trouve "notre" réseau plus pratique et efficace :

  • On peut trouver facilement toute la liste des blogs sur le réseau
  • Il ya des outils de discution et de partage d'information (wiki, flux, statistiques...)
  • Même succint, les deux points de la déclaration du réseau sont plus complet (il y a un reseau "freemen+", mais il est encore plus underground)



L'appel des freemen sur le bilet original :
Nous appelons aujourd’hui tous ceux et toutes celles qui ont compris que :}
1. le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique,
2. s’attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques et particulièrement de la notion de « croissance »,
à rejoindre le réseau « Freemen ».
Pour rejoindre le réseau, il suffit de :
3. relire ci-dessus et être toujours d’accord
4. le décider.
Ensuite,
5. créer une liste « Freemen » et linker l’ensemble des blogs freemen
6. vous faire connaître de l’un d’entre eux, qui transmettra.

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